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mercredi 5 mai 2010

La plante du mois de mai



L’ortie
Urtica dioica, Linné ; Urticacées




L’ortie est une plante médicinale pleine de bienfaits : reminéralisante, tonique dépurative, anti-rhumatismale, hémostatique, anti-allergique, galactogène et vermifugue (graines) pour ne citer que les principaux.

Alcalinisante et reminéralisante, l’ortie est riche en calcium facilement assimilable. Elle contient en effet en quantité importante les autres minéraux et vitamines qui en facilitent l'assimilation : le magnésium, le silicium, le zinc et les vitamines C, B6 et K. Reste la vitamine D, indispensable à la fixation du calcium, partiellement apportée par une exposition de la peau au soleil et contenue les huiles de poissons gras (sardine, maquereau, saumon, morue, flétan). L'assimilation du calcium est également favorisée par un exercice physique modéré.


D’un point de vue thérapeutique, on utilisera l’ortie comme tonique général pour retrouver tonus et vitalité, dans le cas d’un épuisement chronique suite à une mononucléose par exemple, mais aussi pendant la grossesse et l’allaitement. En effet, ses feuilles combattent l’anémie et stimule la montée de lait.

Tonique également du système urinaire, elle régénère le tissus des reins (surtout les graines). Elle permet l’élimination de l’acide urique, des déchets azotés et des ions hydrogène. Cette élimination aura un effet intéressant sur les problèmes articulaires, mais également sur les problèmes de peaux.

Une autre action est de revitaliser les tissus conjonctifs et les phanères (ongles et cheveux).

Anti-allergique elle permet de soulager le rhume des foins ou encore des piqûres d’insectes.

Astringente, elle régule le flux menstruel, permet d’arrêter un saignement de nez.


Composition de la feuille d'ortie
La feuille d'ortie contient des quantités très importantes de caroténoïdes (6 différents, dont le β-carotène), d'acide folique (vit. B9), de vitamines C et E, de Calcium, Fer, Magnésium, Zinc, Bore et Sélénium. On y trouve aussi, en quantité moindre, des vitamines B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 ou PP, B5 (acide pantothénique), B6 (pyridoxine), D et K, ainsi que de nombreux minéraux : Manganèse, Sodium, Cuivre, Soufre, Iode et Chrome.Observons que le Calcium est associé au Bore, qui facilite son assimilation, ce qui fait de l'ortie un complément alimentaire intéressant en prévention de l'ostéoporose. Tandis que le Fer est associé à la vitamine C, qui favorise son absorption par l'organisme.La feuille d'ortie contient aussi en forte quantité 18 acides aminés différents (sur 20 existants), dont les 8 acides aminés essentiels (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine) nécessaires au développement de l'organisme. A titre de comparaison, les céréales sont toutes déficientes en lysine (certaines également en tryptophane), tandis que les légumineuses sont déficientes en méthionine. La feuille d'ortie, elle, contient les 8 acides aminés essentiels en proportions harmonieuses, ce qui en fait un aliment très intéressant.
La feuille d'ortie contient encore, entre autres, de la chlorophylle en quantité importante, de la Silice, des flavonoïdes (quercitine), de la sécrétine (hormone stimulant l'activité du pancréas). Certains sont des composants rares, comme la choline acétyl-transférase, enzyme synthétisant l'acétylcholine, la grande ortie étant la seule plante connue à posséder cette enzyme.

Très friands de graines d'ortie à l'automne, les oiseaux ont bien compris l'intérêt de cet alicament, qui va leur permettre de mieux résister aux rigueurs hivernales.Des chercheurs ont découvert dans les racines et les graines d'ortie une lectine nommée UDA (Urtica dioïca agglutinin) qui a montré in vitro des propriétés anticancéreuses et puissamment inhibitrices du virus HIV. Sans compter les propriétés anti-prostatiques, anti-fongiques et insecticides de cette lectine.

Les rares analyses faites sur la graine d'ortie ont permis de mieux connaître sa composition : acides gras insaturés (linoléique et linolénique), vitamines C, E, B1 (thiamine), B2 (riboflavine), B3 (niacine), B6 (pyridoxine), et de nombreux minéraux : fer, zinc, cuivre, calcium, phosphore, magnésium, manganèse, sodium, potassium, et sélénium. Ce qui en fait un cocktail d'anti-oxydants.

En conclusion, l’ortie est donc une plante à découvrir ou à redécouvrir pour le plus grand bien de votre santé, mais aussi de celle de vos animaux.

Attention toutefois, aux personnes sous fluidifiants sanguins car l’ortie contient beaucoup de vitamine K.
Attention également aux personnes qui prennent du lithium, l’ortie étant susceptible de faire baisser la lithémie.


Sources : Les vertus de l’ortie d’Yves Tissier – Le Larousse des plantes médicinales - internet

jeudi 11 mars 2010

La plante du mois...de mars



Le pissenlit
Taraxacum officinale
Famille des Composées
Surnommé « dent du lion » du fait de la forme très découpée de ses feuilles, le pissenlit est une plante très commune et vivace qui pousse dans toutes les régions du monde. Cette « mauvaise herbe » que nombre d’entre nous s’acharnent à arracher des bordures fleuries ou des pelouses, mériterait bien plus de considération.

En effet, particulièrement efficace dans son action diurétique qui lui a d’ailleurs valu son nom (« pisse-en-lit »), et contrairement aux autres diurétiques, il n’entraîne pas de perte de minéraux par les urines. Au contraire même, il est tellement riche en potassium notamment, qu’il permet à l’organisme de se recharger.

Mais au-delà de sa capacité à nettoyer le filtre rénal, il est également l’ami du foie. Or, après l’accumulation de graisses et sucres consommés durant l’hiver, le nettoyage de printemps s’impose et l’organe associé au printemps est justement le foie.

Le pissenlit, par ses propriétés cholagogues et cholérétiques va stimuler les vésicules biliaires et foies paresseux ou fatigués en augmentant la production de la bile et en favorisant son écoulement.

S’en suivront une meilleure digestion et un meilleur transit (effet légèrement laxatif).

Mais cette action dépurative aura également une action bénéfique sur d’autres sphères : problèmes rhumatismaux ou problèmes de peau seront améliorés.

Et la nature est bien faite car c’est justement maintenant qu’elle nous offre ses premiers pissenlits. Choisissez-les éloignés de toute source de pollution et dégustez-en les feuilles (riches en vitamine C) crues en salade, mélangées à d’autres crudités ou arrosées d’une poêlée de petits lardons avec le jus de cuisson. Vous pouvez également en faire des soupes ou les incorporer à toute sorte de préparation culinaire.

Si vous n’aimez pas la saveur des pissenlits (c’est parfois amer) ou que vous n’avez pas la possibilité d’en cueillir près de chez vous, la phytothérapie vous permet de vous le procurer sous diverses présentations : en gélules ou sous forme liquide (teinture mère, extrait de plante fraîche) par exemple. A vous de voir avec votre thérapeute, celle qui vous conviendra le mieux.

Et n’oubliez pas nos amis à 4 pattes qui, eux aussi, profiterons d’une petite cure. Il suffit de hacher menu (très menu pour mes minets gourmets !!!) quelques feuilles et de les mélanger à leur pâtée.

Alors bonne cueillette et bonne dégustation !!



CARTE D’IDENTITE
PISSENLIT
Taraxacum officinale
Famille des Composées

Les fleurs apparaissent de mars à octobre.
La récolte des feuilles s’effectue toute l’année. Celles destinées à la cuisine se cueillent au printemps.
Les racines se ramassent en février ou en septembre. Toute la plante est utilisée.
La plante entière contient un principe amer et des flavonoïdes dans les feuilles qui contiennent également de la vitamine C et une grande quantité de manganèse.

Valeur nutritionnelle du pissenlit pour 100 grammes :

Eau : 85,5 g – Protéines : 2,7 g – Glucides : 5,7 g – Lipides : 0,7 g – Fibres : 3,5 g – Potassium : 418 mg – Magnésium : 36 mg – Phosphore : 68 mg – Calcium : 165 mg – Fer : 3,1 mg –
Vitamine B1 : 0,1 mg – Vitamine B2 : 0,1 mg – Vitamine B6 : 0,2 mg – Niacine : 0,8 mg – Folates : 190 µg – Vitamine C : 35 mg – Carotène : 8400 µg – Vitamine E : 2,5 mg

jeudi 11 février 2010

La plante du mois...de février


...La myrtille
(Vaccinium myrtillus)
Famille des Ericacées


Habitat et culture
La myrtille croît préférentiellement sur les sols siliceux des forêts de montagne de 400 à 2500 mètres d’altitude.

En France, elle se rencontre principalement en Bretagne, dans les Vosges, les Alpes et les Pyrénées.
Largement cultivée dans le monde, elle se multiplie par semis, en automne, ou par séparation des racines.
Les feuilles seront récoltées en été, et les fruits mûrs, à la fin de l’été voire au début de l'automne
.

Espèces voisines
La busserole, l’airelle rouge et la canneberge, surtout utilisées comme antiseptiques urinaires.

Principaux constituants
Tanins, flavonoïdes, pectine, vitamines A, B et C entre autres.

Indications
La myrtille est un tonique circulatoire, mais elle a également des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, astringentes et antispetiques urinaires.
On connaît le rôle protecteur des baies sur la circulation périphériques et les capillaires.
La consommation d’extraits de myrtille améliore les problèmes de rétention d’eau, de paresthésie, et les crampes dues à une mauvaise circulation. Elle sera également intéressante dans les cas de claudication intermittente, maladie de Raynaud, varices, hémorroïdes, hématomes.
Des améliorations de la vision ont été observées chez les myopes, les diabétiques (dont la maladie entraîne la dégradation de la rétine), chez les personnes souffrant d’hypertension. Ces améliorations sont dues à la présence de bêta-carotène et rétinol contenus dans les baies. La myrtille améliore également la vision nocturne.
Le jus des baies de myrtille est également très intéressant dans les problèmes diarrhéiques qu’elle soulage efficacement. (c’est un remède très apprécié des enfants).
Les feuilles possèdent un effet antiseptique prononcé de la vessie et des voies urinaires et peuvent empêcher les infections urinaires. (les feuilles ne doivent pas être utilisées plus de 3 semaines d’affilée).
D’autre part, les feuilles ont également une action antidiabétique par diminution de la glycémie sanguine.

lundi 28 décembre 2009

La plante du mois...de janvier

l'échinacée
(Echinacea purpurea)
famille des Composées


Descriptif et habitat

Echinacea purpurea est originaire du centre de l'Amérique du Nord. Elle est actuellement cultivée dans tous les pays tempérés. C'est une plante vivace, très élégante, à fleurs pourpres, en forme de marguerite aux sépales tombants, dont la floraison s'étale de juillet à septembre. Elle doit son nom à son cœur en forme de dôme (Echinacée dérive d'un mot grec signifiant hérisson).On la multiplie par semis au printemps ou par séparation des touffes et des racines aux intersaisons. On utilise les racines, les fleurs ou la plante entière.


Usages et indications

La racine de la plante était déjà utilisée par les Amérindiens: ils l'utilisaient en externe lors de blessures, de brûlures, de piqûres d'insectes. Les Comanches la mastiquaient pour les maux de dents et de gorge. Les Sioux l'employaient très souvent comme antidote lors de morsures de serpent et au cours d'états infectieux. Les immigrants européens en Amérique du Nord s'y intéressèrent très rapidement.
Les premiers arrivants en Oklahoma considérèrent cette plante comme un remède universel. En 1880, un immigrant allemand, H.C.F. Meyer, conçut une préparation à base d'Echinacée, et la commercialisa sous le nom de "Meyer's Blood Purifier". Elle rencontra un immense succès populaire. Les autorités médicales d'abord sceptiques se laissèrent convaincre après qu'il eut proposé de se laisser mordre par un serpent à sonnette devant un groupe de médecins afin de prouver l'efficacité de son remède. Impressionnés, deux professeurs de médecine décidèrent d'expérimenter la potion, dont ils devinrent bientôt d'ardents défenseurs. La plante fut dès lors admise par la médecine officielle américaine.



Propriétés

Immunostimulante : certains de ses composants stimulent le système immunitaire : ce sont, entre autres, les polysaccharides qui protègent les cellules des attaques virales et les alcamides aux propriétés anti-bactériennes et anti-fongiques.

Anti-inflammatoire : cette action serait comparable à celle de l'Indométacine, sans en avoir les effets indésirables.

Antiallergique : Echinacea est un remède complémentaire efficace dans le traitement de l'asthme, par le cumul des deux propriétés précédentes.


Les différents principes actifs de l'Echinacée agissent notamment en augmentant le taux de globules blancs et en favorisant la synthèse d'une molécule essentielle à l'immunité : l'interféron.


Dénuée de toute toxicité et sans effets secondaires, elle représente une plante précieuse à prendre en cure au début de chaque hiver et en période d'épidémie.


Attention : il est déconseillé d'utiliser cette plante si vous souffrez de maladie auto-immune !!